martedì 2 luglio 2013

À L'AVANT-GARDE! - P.I.E PETER LANG SA 2013


À L'AVANT-GARDE!
Art et politique dans les années 1960 et 1970
P.I.E.-Peter Lang SA
(30 juin 2013)

Les années 1960 et 1970 ont vu se développer un art de la contemporanéité faisant interagir l’œuvre d’imagination et l’intelligibilité de la société, souvent dans des actions collectives et interdisciplinaires. Ainsi les mouvements de contestation en faveur d’un nouvel équilibre mondial et sociétal apparaissent-ils comme le pendant politique de l’éclatement des catégories et des pratiques artistiques, et inversement. Ils inscrivent la perception de ces années-là comme celles d’une marche commune de l’avant-garde artistique et de l’avant-garde politique, c’est-à-dire des nouvelles manières d’intervenir dans le champ artistique et de celles qui, dans le champ du pouvoir, s’inscrivent en dehors des voies de la politique classique. Avec pour objet des œuvres issues des avant-gardes artistiques des années 1960 et 1970, les études de cas interdisciplinaires qui composent cet ouvrage reviennent sur ce parallèle afin de le questionner et d’examiner en détail les multiples interpénétrations qui se sont nouées entre art et politique à ce moment historique marqué par de profondes transformations socio-culturelles.

Contenu
Malika Combes, Igor Contreras Zubillaga, Perin Emel Yavuz : Avant-propos
Sylvain Dreyer : Ouvriers et cinéastes (Franche-Comté, années 1960-1970)
Giordano Ferrari : Compositeurs militants dans les avant-gardes de l’Italie des années 1960-1970. Quelques notes sur l’impact de l’engagement sur leurs œuvres
Beate Kutschke : Le tournant prolétarien de Hans Werner Henze. Improvisation à la manière cubaine
Malika Combes : La musique de La Chinoise. Marginalisation de la musique d’avant-garde dans le discours sur l’art et le politique
Esteban Buch : L’avant-garde musicale en Argentine et les spectres du politique. Trajectoires de Gustavo Beytelmann
Igor Contreras Zubillaga : L’ambiguïté politique de l’avant-garde artistique sous le franquisme. L’exemple du festival Encuentros de Pampelune (1972)
Fabienne Dumont : Repenser l’art à partir d’une prise de conscience féministe élargie, et vice-versa ? Le projet d’émancipation collective de quelques plasticiennes des années 1960-1970 en France
Ainhoa Kaiero : Récits électroniques et nouvelles politiques de l’identité dans l’œuvre de Laurie Anderson
Perin Emel Yavuz : La politique de l’image aux confins d’une avant-garde qui ne dit pas son nom
Fabien Danesi : Aere Perennius. La stratégie de Guy Debord après l’Internationale situationniste
Jacopo Galimberti : Un révolté joyeux. Dieter Kunzelmann entre pornographie, parodie et politique 

GOABOA FESTIVAL, GENOVA 3-19/7/2013


lunedì 1 luglio 2013

CHARLES RATTON: L'INVENTION DES ARTS PRIMITIFS - MUSEE DU QUAI BRANLY, PARIS


CHARLES RATTON
L'INVENTION DES ARTS PRIMITIFS
Musée du Quay Branly
37 Quai Branly - Paris
25/6/2013 - 22/9/2013

Cette exposition est l’occasion de mettre en valeur le regard de Charles Ratton (1895-1986), expert, marchand et collectionneur qui a marqué l’histoire de la réception des arts "primitifs", en faisant la promotion d’objets dérogeant au goût pour l’art "nègre" qui prévalait jusqu’aux années 1930.
Sa proximité avec les milieux des musées, ainsi que sa curiosité scientifique, dont témoigne la richesse de ses archives, ont contribué à nourrir son expertise. Par ses activités de marchand et les expositions qu’il a organisées, il a participé au glissement de statut des œuvres d’Afrique, d’Amérique et d’Océanie : d’objets d’étude anthropologique à objets d’art dans les années 1930, puis chefs-d’œuvre dans les années 1960, en France mais également aux États-Unis. L’évocation de ses liens avec les artistes (les Surréalistes, Jean Dubuffet) et la photographie (photographie "documentaire" et artistique : Man Ray) participe à la mise en valeur de ce glissement vers l’art et l’histoire.

LE PARCOURS DE L'EXPOSITION
L’exposition rassemble plus de 200 œuvres (sculptures, objets en trois dimensions et documents tels que cartons d’invitations, affiches, catalogues).

L'UNIVERS DE CHARLES RATTON, ENTRE CURIOSITÉ ET ÉRUDITION
L'exposition s'ouvre sur la reconstitution du bureau de Charles Ratton. Traité comme un cabinet de curiosités, ce premier espace donne à voir les œuvres d’art qui entouraient Charles Ratton au quotidien, dans le décor de son bureau. Cette section rassemble aussi ses notes et croquis qui témoignent de sa méthode de travail extrêmement précise.
Des objets de diverses provenances géographiques (Extrême-Orient, Afrique, Océanie,...) et temporelles (Antiquité, Moyen-Âge) soulignent la diversité de ses achats, ainsi que ses liens avec les Surréalistes, parmi lesquels Tristan Tzara, Roland Tual ou encore Paul Éluard.

LE MARCHAND DES SURRÉALISTES ET L'ACTIVITÉ VERS LES ÉTATS-UNIS
Dès les années 1920, Charles Ratton s’impose comme le connaisseur de cultures méprisées et mal connues en créant la figure du marchand érudit. Il développe un réseau d’acheteurs et de prêteurs dans lequel les grands amateurs fortunés côtoient artistes d’avant-garde et poètes surréalistes désargentés.
Très vite, Charles Ratton comprend qu’il ne suffit pas d’être le premier à Paris, mais qu’il faut être international et prendre pied aux États-Unis. Enfin, il s’appuie sur tous les moyens de communication modernes : presse, photographie et cinéma.
Dans cette section, le visiteur découvre Charles Ratton, à travers les expositions et ventes auxquelles il est associé, en France et aux États-Unis.

CHARLES RATTON ET L’ART BRUT
De leur rencontre en 1944 jusqu'à la fin des années 1950, Ratton et Jean Dubuffet se voient souvent et correspondent. Ratton présente Dubuffet à Pierre Matisse, qui l’introduit aux États-Unis. Il l’initie à la sculpture africaine et lui montre des travaux de "fous". Son rôle est décisif dans l’invention de la notion d’ "art brut" et la création de la Compagnie de l’Art Brut qu'il cofonde en 1948 avec André Breton et Henri-Pierre Roché. Il y fait adhérer Georges Henri Rivière et l’un de ses grands collectionneurs, le baron Eduard von der Heydt.
Une partie de la correspondance entre Charles Ratton et Jean Dubuffet est exposée dans cette section.

APRÈS LA GUERRE
Après la guerre, Charles Ratton, qui est demeuré à Paris durant l’Occupation, renoue avec les Surréalistes de retour de leur exil américain et poursuit son activité de marchand international. Il apparaît alors comme la référence suprême en matière d’Afrique et d’Océanie et sa galerie de la rue de Marignan est visitée par tous ceux qui comptent dans le monde des amateurs et des savants.
Jusqu’à la fin des années 1970, malgré l’âge et l’apparition d’une nouvelle génération de marchands voyageurs, il se maintient au premier rang, participant au triomphe, mais aussi au renchérissement régulier d’objets qui sont de plus en plus considérés comme des chefs d’œuvres du patrimoine mondial.

LE MYSTÈRE, MALGRÉ TOUT
Dans les années 1980, Charles Ratton souhaite offrir le meilleur de sa collection au musée du Louvre. L’institution n’ouvrira pourtant ses portes aux arts extra-occidentaux que 20 ans plus tard, après avoir refusé à plusieurs reprises les propositions de dons du marchand.
Si Charles Ratton contribue à faire connaître certains aspects de la création artistique extra occidentale et en particulier les arts de cour, la nature des rapports qu'il entretient avec les objets reste mystérieuse. Soucieux d'en conserver la mémoire mais aussi d'en contrôler l'image, il photographie chaque objet passé entre ses mains. Il en est un dont il ne se sépare jamais et qui pourrait offrir quelques clés d'interprétation des liens entretenus par le collectionneur à l'art : cette œuvre représente un homme assis, frappé d'immobilité tandis que sa tête est happée par la gueule d'un serpent cornu.
Œuvre rare, sans doute réalisée à l'attention des Européens, et qui incarne la discrétion et le secret d'un homme qui ne voulut jamais rien révéler ni de son parcours, ni de son activité. Étrange et contradictoire, expression de la prédation et de la dévoration, elle peut être interprétée comme un reflet déformé du rapport entretenu par Charles Ratton à l'art et au marché : passionnel, parfois aveuglant mais toujours maîtrisé et chargé d'émotions. 

ELISEO MATTIACCI: DINAMICA VERTICALE - CENTRO ARTI VISIVE PESCHERIA, PESARO


ELISEO MATTIACCI
DINAMICA VERTICALE
a cura di Ludovico Pratesi
Centro Arti Visive Pescheria
corso XI settembre, 184 - Pesaro

Fondazione Pescheria-Centro Arti Visive è lieta di annunciare la mostra dell’artista marchigiano Eliseo Mattiacci (Cagli, 1940), con il quale ha inaugurato la sua attività espositiva nell’estate del 1996. Mattiacci torna in Pescheria dopo 17 anni, per tracciare con questo nuovo progetto espositivo i punti salienti del suo rapporto con la città di Pesaro, la sua atmosfera e i suoi monumenti più significativi.
La mostra, curata da Ludovico Pratesi, presenta nella ex chiesa del Suffragio l’opera Equilibri precari quasi impossibili del 1991, esposta in quell’anno al Museo di Capodimonte di Napoli. La scelta di quest’opera è suggerita sia dalla spazialità del luogo che la accoglie, che da un riferimento di Mattiacci alla Pala Pesaro di Giovanni Bellini. Senza saperlo, l’opera rinascimentale, conservata nei Musei Civici di Pesaro, era rimasta nella memoria dell’artista portandolo ad interpretare, in Equilibri precari quasi impossibili, il rapporto tra punto di fuga e cornice come una tensione tra forze ed energie opposte, tale da generare un senso di precarietà tra pieno e vuoto.
Per lo spazio del Loggiato, invece, l’artista ha pensato e realizzato appositamente un lavoro, come omaggio alla città di Pesaro, al porto e ai suoi cantieri, dove nel 1996 aveva installato l’opera Riflesso dell'ordine cosmico. “E’ un luogo che amo molto, mi stimola e mi mette in armonia con gli archetipi della natura” spiega l’artista.
La mostra sarà accompagnata da un catalogo edito da Silvana Editoriale, contenente le immagini delle opere esposte, un testo di Ludovico Pratesi ed il testo Il Rischio del 1991 di Giuliano Briganti.

Nato a Cagli nel 1940, Eliseo Mattiacci si trasferisce a Roma del ’64. E’ stato partecipe del rinnovamento dell’arte contemporanea alla fine degli anni Sessanta. Nel 1967 Mattiacci esordisce con la prima mostra personale a Roma alla galleria La Tartaruga, presentando un tubo flessibile di 150 metri in ferro nichelato verniciato giallo “Agip” che modifica lo spazio e invita il pubblico a modificarlo. In quegli anni si sentiva la necessità di spazi reali per l’arte contemporanea, che permettessero maggiore libertà di azione. La galleria L’Attico-garage di Fabio Sargentini segna un punto di svolta: Mattiacci nel ’69 ci entra dentro con un compressore a schiacciare un percorso di terra pozzolana.
In occasione della biennale di Parigi del ’67, Pino Pascali presenta a Mattiacci il gallerista e mercante d’arte Alexandre Jolas: nasce così la possibilità di esporre il proprio lavoro fuori dall’Italia, a Parigi e New York.
Negli anni Ottanta la ricerca di Mattiacci volge ad opere di ispirazione cosmico-astronomica: sono di questi anni i lavori “Alta tensione astronomica” del 1984, installata a Monaco, ed il “Carro solare del Montefeltro”. Quest’ultima assieme ad altre opere è allestita nella sua sala personale alla Biennale di Venezia nel 1988. Il lavoro di Mattiacci si concentra su energie fisiche visibili e invisibili come l’attrazione magnetica di grandi calamite e l’idea di togliere peso ai materiali metallici pesanti in se’. Una mostra fortemente legata a questa ricerca è quella allestita all’interno dei Mercati di Traiano a Roma nel 2001. Tra i premi ricevuti, il primo premio della biennale Fujisankei Hokone Open Air Museum, a Tokyo nel 1995, ed il premio per la scultura Antonio Feltrinelli dell’Accademia dei Lincei, a Roma nel 2008.  

CARY LEVINE: PAY FOR YOUR PLEASURES - UNIVERSITY OF CHICAGO PRESS 2013


CARY LEVINE
PAY FOR YOUR PLEASURES
Mike Kelley, Paul McCarthy, Raymond Pettibon
University Of Chicago Press
(June 11, 2013)

Mike Kelley, Paul McCarthy, and Raymond Pettibon—these Southern California artists formed a “bad boy” trifecta. Early purveyors of abject art, the trio produced work ranging from sculptures of feces to copulating stuffed animals, and gained notoriety from being perverse. Showing how their work rethinks transgressive art practices in the wake of the 1960s, Pay for Your Pleasures argues that their collaborations as well as their individual enterprises make them among the most compelling artists in the Los Angeles area in recent years.
Cary Levine focuses on Kelley’s, McCarthy’s, and Pettibon’s work from the 1970s through the 1990s, plotting the circuitous routes they took in their artistic development. Drawing on extensive interviews with each artist, he identifies the diverse forces that had a crucial bearing on their development—such as McCarthy’s experiences at the University of Utah, Kelley’s interest in the Detroit-based White Panther movement, Pettibon’s study of economics, and how all three participated in burgeoning subcultural music scenes. Levine discovers a common political strategy underlying their art that critiques both nostalgia for the 1960s counterculture and Reagan-era conservatism. He shows how this strategy led each artist to create strange and unseemly images that test the limits of not only art but also gender roles, sex, acceptable behavior, poor taste, and even the gag reflex that separates pleasure from disgust. As a result, their work places viewers in uncomfortable situations that challenge them to reassess their own values.
The first substantial analysis of Kelley, McCarthy, and Pettibon, Pay for Your Pleasures shines new light on three artists whose work continues to resonate in the world of art and politics. 

TATIANA FLORES: MEXICO'S REVOLUTIONARY AVANT-GARDES - YALE UNIVERSITY PRESS 2013


TATIANA FLORES
MEXICO'S REVOLUTIONARY AVANT-GARDES
From Estridentismo to 30-30!
Yale University Press
(June 11, 2013)

In December 1921, the poet Manuel Maples Arce (1898–1981) papered the walls of Mexico City with his manifesto Actual No. 1, sparking the movement Estridentismo (Stridentism). Inspired by Mexico’s rapid modernization following the Mexican Revolution, the Estridentistas attempted to overturn the status quo in Mexican culture, taking inspiration from contemporary European movements and methods of expression.
Mexico’s Revolutionary Avant-Gardes provides a nuanced account of the early-20th-century moment that came to be known as the Mexican Renaissance, featuring an impressive range of artists and writers. Relying on extensive documentary research and previously unpublished archival materials, author Tatiana Flores expands the conventional history of Estridentismo by including its offshoot movement ¡30–30! and underscoring Mexico’s role in the broader development of modernism worldwide. Focusing on the interrelationship between art and literature, she illuminates the complexities of post-revolutionary Mexican art at a time when it was torn between formal innovation and social relevance. 

PRIMA LUCE / FIRST LIGHT - SALA DOGANA, GENOVA


PRIMA LUCE / FIRST LIGHT
a cura di Angela Ferrari - Profondità di Campo
Sala Dogana - Palazzo Ducale
piazza Matteotti 9 - Genova
28 giugno - 14 luglio 2013

Seconda edizione del foto/festival, con un percorso fotografico in città e il concorso che diventa mostra per mettere in luce i giovani talenti della fotografia. PRIMA LUCE è una vetrina per la creatività emergente under 35, una collettiva nella prestigiosa cornice di Palazzo Ducale a Genova, un'immersione nella fotografia creativa e contemporanea nei suoi molteplici linguaggi, dall'analogico al digitale, con stampe e video installazioni. Obiettivo del concorso è premiare la creatività degli artisti, la contemporaneità dei progetti, l'innovazione e la ricerca fotografica, per valorizzare la sperimentazione e lo sviluppo di nuove tendenze artistiche. Una Commissione di esperti ha selezionato gli artisti in mostra e una Commissione di galleristi assegnerà una menzione speciale ai fotografi particolarmente interessanti per la scena artistica contemporanea. Undici gli artisti selezionati per la mostra: Andres Babic, Nicola Baldazzi, Fluido (Olga Cirone e Matteo Musi), Davide Iemmola, Tiziano Rossano Mainieri, Emmanuele Panzarini, Elisa Saggiomo, Marika Serena Saonari, Rossana Schiavo, Lorenzo Taccioli, Viola Varotto.